23.11.04

Mon pauvre garçon

Les femmes, les belles, les cruelles
N’ont rien trouvé de mieux
Que l’amour pour faire couler le Rimel
Et plaire aux messieurs
Qui leur a donné le pouvoir du jeu
Le plaisir de rendre fou ou heureux ?
A chaque coup qu’elles gagnent
C’est un peu de nous qui s’éloigne

Il suffit qu’elles claquent des doigts
Qu’elles tournent les talons
T’es plus que l’ombre de toi
Mon pauvre garçon


La roulette russe ou le tapis vert
Elles choisissent leur camp, leur désert
Après les cyclones et les tempêtes
Il faut bien que tu te mettes en tête
Qu’après plus rien ne repousse
La création d’un monde nouveau pour tous
Un coup de foudre, en un éclair
Ultime vision privée de tes repères

Il suffit qu’elles claquent des doigts
Qu’elles tournent les talons
T’es plus que l’ombre de toi
Mon pauvre garçon


T’as beau dire que c’est facile de ne pas en parler
Avoues que tu peux pas t’empêcher d’y penser
Cette fois tu veux pas te faire avoir
Elles te laissent le choix d’imaginer, de croire
Tu vas tourner comme les ailes des moulins
Perdre la tête fréquenter les mauvais chemins
Au fond impossible d’éviter leurs regards
Les appels du pied, leurs yeux comme des phares

Il suffit qu’elles claquent des doigts
Qu’elles tournent les talons
T’es plus que l’ombre de toi
Mon pauvre garçon


Quand elle s’amusent le jour des noces
Les diamants, les violons, les notes fausses
Quand les lendemains sont tracés dans le marbre
Tu chercheras une corde, tu trouveras un arbre
C’est pas le tableau de famille en réalité
Juste l’impression de vivre la fatalité
Après le Champagne et les derniers invités
Il ne te restera que la nuit pour t’écouter

Il suffit qu’elles claquent des doigts
Qu’elles tournent les talons
T’es plus que l’ombre de toi
Mon pauvre garçon